D’après l’homme d’affaires Daniel Beaucage, l’avenir est électrique.
D’après l’homme d’affaires Daniel Beaucage, l’avenir est électrique.

« L’avenir est électrique », pense Daniel Beaucage

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Pour le fondateur du groupe Beaucage, Daniel Beaucage, l’avenir est électrique en matière de voitures. « Dans 15 ans, je ne vendrai probablement pas beaucoup de véhicules à essence. Il faut que les infrastructures soient là et que les subventions demeurent », pense-t-il.

Sans vouloir dire quoi faire à la Ville, M. Beaucage pense que Sherbrooke devrait montrer l’exemple et se munir d’autos électriques. « La Ville de Sherbrooke est l’une des grandes villes du Québec qui a sa propre électricité, exprime M. Beaucage. Imaginez si 50 % des véhicules de Sherbrooke étaient électriques comme elle ferait de l’argent. Ou si la Ville n’avait plus de voiture à essence. Ils réduiraient cette dépense. Si une ville devait être électrique, ça devrait être Sherbrooke. Les gens arrêteraient d’aller à la pompe, ils consommeraient chez Hydro-Sherbrooke. »

« Ce n’est pas de passer de 500 à 300, ce n’est pas 200 $ qui va empêcher quelqu'un d’acheter une voiture électrique, argue-t-il. Mais dans ma tête, ils devraient passer de 500 $ à 750 $ ou 1000 $, car ils rentreraient dans leur argent après quelques années. »

D’après l’homme d’affaires, le prix de l’essence a également un rôle à jouer dans la vente de véhicules électriques. « Si tu mets l’essence à 1,50 $ le litre, les gens seraient en ligne », prévient-il.

Pandémie

La fermeture des usines et des concessionnaires au printemps ont eu des conséquences sur les ventes de voitures. Selon Daniel Beaucage, une diminution de 20 à 25 % des chiffres d'affaires dans l'industrie automobile est à prévoir. 

« On a connu une baisse, car on a été fermés durant deux mois. On va recevoir une quantité de véhicules électriques d’ici novembre. Mais à un certain moment, on en manquait. On a manqué de beaucoup de modèles lorsqu’ils ont fermé les usines. Maintenant, on en a dans toutes nos marques », assure-t-il, ajoutant qu’un client de Granby a attendu 12 mois avant de recevoir son nouvel achat.

« C’est moins pire que ce que l’on pensait en avril, continue-t-il. Il y a des mois où nos ventes ont baissé de 100 %. Les gens de l’industrie s’attendent qu’on va en reprendre une partie en 2021, mais qu’on va reprendre le volume de 2019 en 2022 ou 2023. » 

Bons moments dans l’usagé

Dans la vente de voitures électriques usagées, les affaires vont bien selon le propriétaire de JN Auto, Sébastien Marcotte. Même s’il ne peut plus vendre de véhicules neufs de Tesla et même s’il a été fermé presque deux mois, la différence de voitures électriques vendues entre cette année et l’an dernier n’est que de deux. 

La différence est cependant plus grande pour ce qui est des voitures à essence. 

« Au total, j’ai baissé. J’essaie de poursuivre ma transition. Nous ne sommes pas nés électriques: on existe depuis presque 40 ans. On est convaincus que l’électrique va changer le Québec d’un bout à l’autre », confie le marchand, qui pense que l’un des avantages de son entreprise de Richmond, c’est que les clients n’ont pas besoin d’attendre jusqu’à des années avant de recevoir leur auto.