L’achat de poules à la maison est un pensez-y-bien, avertit la SPA de l’Estrie.
L’achat de poules à la maison est un pensez-y-bien, avertit la SPA de l’Estrie.

« L’adoption de poules n’est pas à prendre à la légère »

L’achat de poules pour s’assurer d’avoir des œufs frais la maison, de peur de devoir affronter une éventuelle pénurie, est un pensez-y-bien.

La Société protectrice des animaux (SPA) de l’Estrie met en garde contre les achats irréfléchis, tout comme pour les adoptions d’animaux de compagnie.

« L’adoption de poules n’est pas une décision à prendre à la légère. Elle demande une bonne réflexion, car avoir des poules demande, entre autres, du temps et de l’argent », avertit Marie-Pier Quirion, porte-parole de la SPA.

« Il faut aussi se demander ce qu’on fera avec nos poules l’hiver et lorsqu’elles ne pondront plus… »

Récemment, le journal La Terre de chez nous parlait d’une « ruée vers les poules pondeuses » chez certains éleveurs, en cette période de confinement. Des citadins souhaitent aussi acheter des poulets à chair. 

Un magasin agricole de Lac-Brome a même mis en place un service de distribution de poules à l’auto, rapportait la semaine dernière La Voix de l’Est.

La SPA craint de recevoir des demandes pour accueillir des poules délaissées par leurs propriétaires lorsqu’ils ne pourront plus en prendre soin. «Malheureusement, la SPA de l’Estrie n’est pas équipée pour héberger des poules, nous ne pouvons donc pas les accepter au refuge», dit Mme Quirion.

« La Ville de Sherbrooke a décidé d’aller de l’avant avec l’autorisation de la garde de poules sur son territoire en juillet 2018. Nous, à la SPA, avions le désir de s’assurer du bien-être des poules évidemment. C’est pourquoi on a travaillé à l’élaboration d’un guide pour les citoyens qui souhaitent avoir un poulailler à la maison. De plus, les principales dispositions du règlement de la Ville de Sherbrooke concernant la garde de poules sont présentées dans ce guide », précise-t-elle.

Les propriétaires de poulailler doivent s’inscrire au registre de la Ville et se désinscrire advenant le démantèlement du poulailler, mentionne la porte-parole. La Ville tient un registre des propriétaires sur son territoire.

« Mais nous sommes d’avis que le guide est un excellent point de départ pour toute personne qui désire se lancer dans cette aventure », renchérit-elle.

« Il regorge d’information, tant sur les normes à respecter pour l’achat ou la construction du poulailler et de l’enclos, sur les accessoires à intégrer à l’espace de vie des poules et sur le nombre minimum et maximum de poules que les citoyens peuvent garder. On y traite aussi des maladies et des parasites desquels les poules peuvent être atteintes. »

Le guide est accessible à l’adresse http://www.spaestrie.qc.ca/fileadmin/website_documents/files/Guide_poules_Sherbrooke.pdf.

On peut s’inscrire au registre de la Ville de Sherbrooke via le web à l’adresse https://www.sherbrooke.ca/fr/vie-municipale/reglements-municipaux/comprendre-la-reglementation/enregistrement-pour-la-garde-de-poules-pondeuses.

Pour sa part, la Fédération des producteurs d’œufs du Québec souligne qu’élever des poules pondeuses « en milieu urbain peut être une expérience enrichissante et une grande source de fierté. »

« Toutefois, manquer aux tâches quotidiennes peut grandement nuire à la santé des poules, leur bien-être, la qualité de leurs œufs, et par conséquent, la santé humaine.»

L’organisme a dressé une liste de consignes et de recommandations sur son site web à l’adresse https://oeuf.ca/zone-producteurs/elevage/.