Les différentes associations souhaitent obtenir un rapport écrit de même qu’un plan d’action de la part de Hockey Canada et ce, d’ici le 30 novembre prochain, à défaut de quoi, les cotisations versées annuellement à l’organisation sportive seront retenues. Une décision qui est saluée dans la région.
«Nous sommes heureux de la position prise par Hockey Québec vis-à-vis Hockey Canada afin que ce genre de situation ne se reproduise plus», a affirmé le directeur général de Hockey Sherbrooke, Stéphane Dion.
Hockey Sherbrooke demeure toujours en réflexion quant aux moyens à prendre afin de faire une quelconque pression sur Hockey Canada dans ce dossier.
«On va attendre et voir comment la situation va progresser avant de faire quoi que ce soit. On va appuyer Hockey Québec dans le processus puisqu’on veut le faire tous ensemble afin d’avoir le plus grand impact possible», a affirmé M. Dion.
«Lorsqu’on va recevoir ce plan, les 13 fédérations provinciales vont se consulter afin de voir si ce plan tient la route et on espère que ça va amener un changement de culture au sein de l’organisation», a-t-il ajouté.
Une vision que partage le directeur général de Hockey Estrie, Rémi Meunier.
«Je suis d’accord avec tous ceux qui s’indignent parce que je le suis également, mais je prône une action collective. Je vois bien mal qu’on puisse changer les choses avec nos positions individuelles. Je crois que c’est la bonne chose à faire afin qu’on ne soit pas touché au niveau opérationnel.»
«On doit se rallier derrière nos fédérations régionales afin de pouvoir faire bouger les choses et demander des redditions de comptes à Hockey Canada», a-t-il expliqué.
Rémi Meunier dit qu’il est encore trop tôt pour retirer leurs cotisations à Hockey Canada puisque cet argent est nécessaire pour les besoins opérationnels quotidiens des différentes associations. Notons que ce montant remis annuellement à l’organisme représente près de 6$ par joueur inscrit.
«Ce n’est pas une problématique financière, mais plutôt de gouvernance. Pour qu’il y ait des changements, ce sont les conseils d’administration qui doivent être interpelés. Le blocage de fonds n’affecterait pas le fonctionnement de Hockey Canada et les parents ne devraient pas s’en faire pour leurs enfants de pratiquer un sport qu’ils aiment.»
«Plutôt que de démissionner et de partir, ces gens doivent rester en poste et répondre à nos questions. Si après ça, on trouve qu’il y a des gens fautifs, là on exigera des démissions.»
Un premier départ
Dans la foulée des évènements, le président du conseil d’administration chez Hockey Canada, Michael Brind’Amour, a annoncé sa démission, vendredi dernier. Il s’agit du premier dirigeant de l’organisation à quitter son poste. Son mandat actuel prenait fin en novembre prochain.
«En démissionnant, il a protégé l’institution de Hockey Canada. Ça lance un signal qu’il y a quelque chose de grave qui s’est passé et la conséquence de ça, c’est quelqu’un qui assume cette décision-là et se retire», a affirmé M. Meunier.
«C’est important qu’il y ait du changement au sein de Hockey Canada parce que ça va redonner confiance aux membres, selon moi. C’est un geste courageux, mais je crois qu’il y a des personnes qui doivent être imputables de ce qui s’est passé», a expliqué pour sa part Stéphane Dion.
Le hockey, bientôt de retour
Par ailleurs, les inscriptions pour la prochaine saison de hockey dans la région se poursuivent, et ce, jusqu’au 31 août prochain. Malgré deux années plus difficiles en raison de la pandémie, Stéphane Dion demeure optimiste pour la prochaine saison.
«Ça va très bien jusqu’à présent. Nous avons environ 70% du total de nos inscriptions présentement, ce qui est une bonne nouvelle. On souhaite que ça continue.»
Il ajoute qu’en étant «affilié d’une quelconque façon avec Hockey Canada, ce n’est pas la meilleure publicité pour nous, mais nous n’avons pas remarqué d’impact sur le nombre d’inscriptions.»
D’ailleurs, le programme d’initiation au hockey «La Première Présence» mis sur pied par Hockey Canada permet à des jeunes de 6 à 10 ans de jouer au hockey de façon sécuritaire et abordable. Il est d’ailleurs très populaire à Sherbrooke alors qu’il ne restait que quatre places en date de dimanche, confirme le directeur général de Hockey Sherbrooke.
Les jeunes hockeyeurs sherbrookois pourront chausser leurs patins à nouveau dès septembre lors des camps d’évaluations.



