En effet, le mouvement citoyen, qui a vu le jour en 2018, change d’approche pour se faire entendre encore plus fort. Après plusieurs réunions et l’appui de plus de 150 personnes, c’est en mars 2022 que la Fédération a été créée.
«On s’est dit qu’il était temps qu’on commence à parler d’une seule voix, d’une voix commune, les associations, les milieux touchés, les municipalités qui sont préoccupés par les myriophylles», lance Constance Ramacieri, présidente de la FQDLC.
Dans une lettre ouverte aux membres de la Coalition avenir Québec (CAQ), Mme Ramacieri revendique plus d’actions de prévention, des investissements dans la recherche et une meilleure gestion des risques représentés par cette plante exotique envahissante, entre autres.
«Il faut absolument qu’on investisse dans la recherche», souligne Mme Ramacieri, également membre de la Société de conservation du lac Lovering à Magog.
L’idée de créer cette fédération est arrivée au « bon moment », mentionne la présidente de l’organisation, en précisant qu’elle permet une représentation et une meilleure connaissance des différents milieux, notamment les régions plus éloignées.
«Ce que la Fédération demande, c’est la même chose que l’Alliance demandait. C’est qu’il y ait un montant significatif dédié chaque année dans le budget du gouvernement provincial pour la protection des lacs, pour la lutte aux espèces exotiques envahissantes, pour la lutte aux myriophylles, un des trois. Mais il faut qu’il y ait un montant significatif dédié et ça, ce n’est pas encore arrivé», explique-t-elle.
Groupe de travail provincial
La Fédération fait partie du groupe de travail provincial sur les plantes envahissantes mis en place en 2021. «Les recommandations qu’on est en mesure de faire à ce groupe de travail, ce n’est pas à la hauteur des besoins qu’on a en ce moment et qu’on voit sur le terrain. Il y a un écart entre ce qu’on perçoit comme étant la nécessité d’agir et le groupe de travail», dit-elle.
À l’approche de la campagne électorale provinciale, la Fédération demande aux candidats des engagements. «Notre question c’est qu’est-ce que vous entendez faire? On cherche des réponses. Nous, on veut savoir ce que les congressistes et les candidats ont à mettre de l’avant», indique Mme Ramacieri, ajoutant que la Fédération réclame un débat public sur la protection et la santé des lacs et cours d’eau au Québec et qu’elle veut en faire partie.



