Une semaine d'actu: annonce d’un monument LGBTQ2+. Pourquoi?

Ce monument a été imaginé pour se souvenir de l’histoire de l’homophobie et de la transphobie au Canada.

Le 24 mars dernier, Ottawa a dévoilé l’apparence du monument national pour honorer les communautés LGBTQ2+. Il devrait être construit d’ici 2025 et coûter 8 millions $.


  • LGBTQ2+, qu’est-ce que ça veut dire?

LGBTQ2+ est le sigle pour représenter les personnes lesbiennes (des femmes attirées par d’autres femmes), gaies (des hommes attirés par d’autres hommes), bisexuelles (des personnes attirées par les hommes et par les femmes), transgenres (personnes dont le genre ne correspond pas au genre qui leur a été donné à la naissance), queers (personnes dont l’orientation ou l’identité sexuelle ne correspond pas à ce qui est attendu) et bispirituelles (personnes autochtones qui ont un esprit masculin et un esprit féminin). Le + représente d’autres identités qui ne sont pas mentionnées dans le sigle.

Il peut y avoir plusieurs variantes du sigle.

  • Le monument

Les architectes paysagistes qui ont imaginé le monument se sont inspirés d’un «nuage sous l’effet d’un coup de tonnerre». L’intérieur est en mosaïque argentée qui rappelle un nuage orageux et une boule disco.

Il comportera une plateforme d’observation avec vue sur Ottawa et sur la rivière des Outaouais. Il y aura également une scène, pour des manifestations ou des spectacles, une aire de repos, un jardin d’herbes aromatiques et un cercle de guérison. Le cercle de guérison est une manière de rendre hommage aux Autochtones, qui se rassemblent en cercle dans un but de guérison.

Les architectes ont conçu le monument après avoir discuté avec des membres de la communauté LGBTQ2+, incluant des personnes autochtones.  

  • Pourquoi construire un monument LGBTQ2+?

À partir des années 1950, beaucoup de personnes issues de la communauté LGBTQ2+ ont perdu leur emploi en raison de leur identité sexuelle. C’est de la discrimination. 

Ce monument a donc été imaginé pour rendre hommage à ces personnes, et pour se souvenir de l’histoire de l’homophobie et de la transphobie au Canada. L’homophobie est le rejet, la peur ou la haine des personnes homosexuelles et la transphobie est la même chose contre les personnes transgenres. 

Un bâtiment ne réparera bien sûr pas tout le tort commis, mais c’est un beau geste pour démontrer que le gouvernement accepte et supporte maintenant les personnes dans leurs choix identitaires et sexuels.

Par Cheyenne Ogoyard, journaliste stagiaire

*****

Toute une histoire sur une maman en train d’allaiter!

Il y une dizaine de jours, une femme s’est vu interdire d’allaiter son enfant en public au Centre Eaton, à Montréal. Les agents de sécurité lui ont demandé de plutôt allaiter dans la salle d’allaitement du centre commercial. La maman a par la suite reçu beaucoup de soutien sur les réseaux sociaux. 

Isabelle Côté est maman d’un bébé de 4 mois, qu’elle allaite. Cela veut dire qu’elle le nourrit au sein. En visite au Centre Eaton, elle s’est assise sur un banc devant un magasin pour nourrir son enfant. Des agents de sécurité du centre commercial lui ont alors demandé de cesser ou d’aller le faire dans une salle d’allaitement. Il s’agit d’un endroit conçu pour ça et à l’abri des regards du lieu public.

Isabelle a d’abord été très surprise de leur réaction, puis elle s’est énervée. Rapidement, elle s’est sentie stressée par tous les regards qui étaient tournés vers elle. La maman a alors écrit une publication sur Instagram pour expliquer la situation. Elle a reçu beaucoup de soutien, mais d’autres ont également commenté que pour allaiter en public, les mamans devraient couvrir leur bébé et leur sein.

Après avoir avisé le service client du Centre Eaton, elle a décidé de déposer une plainte à la Commission des droits de la personne.

  • Pourquoi ça dérange?

Ce n’est pas la première fois qu’une situation comme celle-ci se déroule au Québec. Des mamans ont connu ça parfois au restaurant, à la piscine, ou dans d’autres magasins/centres commerciaux.

Allaiter en public n’est pas accepté par tout le monde, et provoque parfois des regards désapprobateurs. Certaines personnes sont gênées de voir une maman sortir son sein en public pour nourrir son bébé, et pensent que c’est quelque chose qui devrait se faire discrètement, voire en privé.

  • Que dit la loi?

La loi autorise les femmes à allaiter en public.

La directrice du Centre Eaton a d’ailleurs expliqué que cette situation était isolée, et que le centre commercial encourageait l’allaitement en public dans toutes les aires communes, comme le dit la Charte des droits et libertés. Elle a également rencontré le personnel de sécurité pour lui faire part de la position de Centre Eaton à ce sujet. 

Par Cheyenne Ogoyard, journaliste stagiaire

*****

Pause lecture: mieux comprendre les réfugiés!

Cette semaine, nous te proposons des livres sur les réfugiés, car plusieurs familles ukrainiennes s’installeront bientôt dans notre pays pour fuir la guerre. Ces familles auront besoin de chacun de nous afin de se sentir accueillies. Pour cela, que dirais-tu si on cherchait ensemble à mieux comprendre ce par quoi ils sont passés?

Depuis quelques jours, tu peux te procurer le livre Seuls (La courte échelle). Il raconte l’histoire de Patricia, Afshin et Alain: trois adolescents qui ont dû quitter leur famille, leurs amis et leur pays pour fuir la guerre. À travers les pages de ce récit magnifiquement illustré, tu découvriras le témoignage poignant, mais lumineux, de ces trois enfants qui ont dû surmonter d’innombrables obstacles pour se construire une vie meilleure. Nous te conseillons aussi de regarder le documentaire portant le même nom sur le site de Télé-Québec.

Dans Réfugiés (Scholastic), tu découvriras aussi l’histoire de trois jeunes, dont Mahmoud, un adolescent qui a dû fuir la Syrie en 2015. Laissant tout derrière eux, Mahmoud et sa famille ont demandé l’asile et obtenu le statut de réfugié en Grèce. Tu te demandes ce que veut dire «demander l’asile»? Consulte l’album Les réfugiés et les migrants (Scholastic). Tu y apprendras plusieurs choses.

Pour mieux comprendre les sentiments qui habitent les gens qui doivent laisser une vie entière derrière eux pour se construire une vie meilleure ailleurs, découvre Bagages (La Bagnole). Les courts poèmes de ce livre, rédigés par de jeunes immigrants, résonneront longtemps en toi.

  • Une image vaut mille mots

L’album Tu me prends en photo (Les 400 coups) est très touchant puisqu’il t’amène au cœur de la guerre où un photographe tente de capter des images de guerre. À travers les pages du livre, tu seras témoin de sa rencontre avec une jeune victime de la guerre à qui tout a été arraché. Ce livre fera naître en toi plusieurs réflexions.

L’album Méditerranée (Gallimard) te propose quant à lui un voyage à travers le rêve d’un monde meilleur d’une fillette qui sera avalé par les vagues de la Méditerranée (Gallimard). Si cet album illustre bien les dangers que doivent affronter les migrants, l’album L’enfant qui n’avait jamais vu une fleur (La Bagnole) raconte plutôt l’histoire d’une jeune fille qui, habitant un camp de réfugiés depuis sa naissance, verra une fleur pour la première fois de sa vie. Cet album évoque avec force la puissance de l’espoir. Parions qu’il te donnera envie, à ton tour, de faire fleurir la vie des réfugiés ukrainiens qui s’installeront près de chez toi!

Par Kim Nunès

*****

Guerre en Ukraine: pour te tenir au courant des derniers développements!

Si tu souhaites être informé.e chaque jour de ce qui se passe dans le monde et plus particulièrement au sujet de la guerre en Ukraine, nous t’invitons à venir sur le site du Canal Squat. En t’inscrivant, tu feras partie d’une communauté de 7662 jeunes (on est précis hein?) qui sont curieux et curieuses comme toi et qui s’informent et échangent au sujet de l’actualité.

L’équipe des Coops de l’information produit chaque jour des nouvelles spécialement pour les 8-12 ans. Tu peux y lire sur l’actualité et y donner ton avis également! Il y a même un onglet qui regroupe toutes les nouvelles concernant le conflit en Ukraine. Passe le mot à ton enseignant.e et à tes parents! C’est une source fiable! En fait, deux sources fiables... Télé-Québec et tes Coops de l’information!

Le canal Squat: squat.telequebec.tv/lcs-le-canal-squat

*****

C'EST PLATE! QU'EST-CE QU'ON FAIT?

Va à la cabane à sucre!
C’est la saison des cabanes à sucre! Si tu ne connais pas encore cet endroit typiquement québécois, imagine un mélange de restaurant et d’érablière où on récolte le sirop d’érable pour ensuite le servir dans de copieux repas. C’est si bon, le sirop d’érable! Encore plus quand c’est servi en tire sur la neige (que tu manges après l’avoir enroulée avec un bâtonnet). À cela s’ajoute souvent un menu gourmand fait de soupe aux pois, d’œufs, de fèves au lard, de saucisses, de crêpes, de pommes de terre rôties, etc. Miam! Après, tu peux aller t’amuser à l’extérieur et te promener en forêt. Pour trouver une cabane à sucre, consulte tes parents ou demande-leur d’en chercher une sur le site Web erabledici.ca. Francis Higgins

*****