La Tribune
Isabelle Boisclair, professeure en études littéraires et culturelles à l’UdeS et spécialiste en littérature féministe.
Isabelle Boisclair, professeure en études littéraires et culturelles à l’UdeS et spécialiste en littérature féministe.

Les femmes passent de 7 % à 57 % en 60 ans sur le campus

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
En octobre 1961, La Tribune publiait un texte soulignant que la population féminine à l’Université de Sherbrooke n’atteignait pas 7 pour cent. On parlait d’une seule jeune femme inscrite en droit lors de cette rentrée, de neuf nouvelles étudiantes en commerce et encore aucune étudiante ne s’était inscrite en génie. On se demandait si ces jeunes universitaires étaient sur le campus pour aller se chercher véritablement une profession ou pour y faire «une course aux maris». L’article se terminait sur cet espoir: « Il n’est pas défendu de rêver atteindre au moins 50 pour cent.» Soixante ans plus tard, les femmes représentent 57 pour cent de la population étudiante et on ne remet plus en doute qu’elles étudient pour prendre leur place dans le monde.