L’organisme trace ainsi un lien avec l’impact que pourrait avoir la tenue des élections prévues dimanche.
« Bleu Massawippi demande des mesures plus sévères pour contrer la moule zébrée depuis des années, nous investissons annuellement des dizaines de milliers de dollars en protocole et en sensibilisation, sans pour autant obtenir que des lacunes pourtant évidentes et dénoncées soient corrigées. Maintenant que nous sommes dans la tourmente, il est légitime de se demander, avant de voter, où se logera notre prochain maire », fait valoir le président de l’organisme, Patrick Fréchette.
Bleu Massawippi interpelle ces deux municipalités puisque du côté des autres municipalités riveraines, soient Hatley, Canton de Hatley et Ayer’s Cliff, les maires et mairesses ont été élus par acclamation. Les municipalités sont réunies au sein de la Régie du parc régional Massawippi.
Des enjeux différents
Bleu Massawippi fait notamment ressortir la vétusté de la station de lavage à North Hatley et l’accès libre aux heures de fermeture.
« Ça n’a pas de bon sens de penser qu’on lave les bateaux qui peuvent être contaminés à côté de la rivière Massawippi », note la directrice de Bleu Massawippi, Michèle Gérin.
Autre irritant : le nombre important d’embarcations légères accédant au lac de façon détournée.
L’organisme montre aussi du doigt la descente de bateau de Sainte-Catherine-de-Hatley située sur le chemin Ayer’s Cliff, où il juge que trop de citoyens ont accès à la clé leur permettant de passer. « On sait que soit il y a des clés contrefaites, soit les gens les prêtent à d’autres », note Michèle Gérin.
Tout en évoquant la difficulté de contrôler les accès des embarcations légères, l’organisme demande aussi aux quatre candidats de se prononcer sur l’établissement d’une patrouille nautique permanente et « sur une éventuelle réglementation avec des peines sévères ».
Actuellement, la surveillance est exercée par la patrouille nautique de la MRC de Memphrémagog. Celle-ci compte une embarcation pour sillonner les lacs Massawippi, Magog et Lovering.
La vaste opération de plongée qui se déroule et s’étirera jusqu’à vendredi dans le Massawippi a commencé lundi. Des plongées de reconnaissance se dérouleront du 1er au 5 novembre sur 33 sites ciblés.

Des réponses
Interrogé sur les demandes de Bleu Massawippi, le maire sortant Jacques Demers souligne que la municipalité travaille déjà avec l’organisme.
« Il y a la problématique de descente à bateau que l’on veut voir si on peut aller plus loin. Aujourd’hui, il y a toutes sortes de choses plus modernes, comme des cartes magnétiques, des caméras… » Il estime cependant que la gestion des clés s’est améliorée depuis trois ans, en ajoutant que les citoyens ne peuvent pas la reproduire. « Si quelqu’un la perd, elle est plus dispendieuse à refaire… »
« Ce serait intéressant d’avoir de la patrouille encore plus présente que ce que l’on a présentement, aussi bien sur le Massawippi que sur le lac Magog », commente M. Demers en rappelant que c’est le parc régional qui gère le lac.
De son côté, le candidat à la mairie Stephan Molleur a fait valoir qu’il s’apprêtait à répondre à l’organisme au moment de notre appel.
« Il faut juste un accès au lac Massawippi. Je m’engage à fermer la barrière de Sainte-Catherine-de-Hatley (sur le chemin Ayer’s Cliff), pour qu’il y ait juste un endroit où les gens vont embarquer sur le lac », a-t-il fait valoir, en se montrant en faveur de la création d’une patrouille nautique permanente.
L’organisation a demandé aux candidats de répondre avant mercredi 17 h.
Il a été impossible de parler aux conseillers sortants de North Hatley Marcella Garrish et Guy Veillette.





