La Tribune
Réjean Hébert
Collaboration spéciale
Réjean Hébert
Le New Public Management n’a pas été le sauveur de nos services publics. Au contraire, il a maintes fois démontré des effets pervers importants. Il faut revenir à des structures de gouvernance mieux adaptées aux réalités locales et aux particularités des différentes missions de santé et de services sociaux.
Le New Public Management n’a pas été le sauveur de nos services publics. Au contraire, il a maintes fois démontré des effets pervers importants. Il faut revenir à des structures de gouvernance mieux adaptées aux réalités locales et aux particularités des différentes missions de santé et de services sociaux.

Nouveau ne rime pas toujours avec meilleur

Dans les années 1980 de Margaret Thatcher et Ronald Reagan, on a assisté à l’émergence du New Public Management (nouveau management public, en français). Cette nouvelle approche de gestion des services publics visait à transposer les stratégies et outils de l’entreprise privée dans la gouvernance et la gestion publique afin de rendre ces services plus efficaces et moins coûteux. Quarante ans plus tard, cette nouvelle approche, bien que toujours utilisée au Québec, n’a pas livré l’efficience promise, bien au contraire.