Les anciens journalistes gardent un souvenir impérissable

Maurice Cloutier n’a laissé que de bons souvenirs auprès de ses collègues de La Tribune, qui saluent unanimement son enthousiasme, son engagement et sa gentillesse.

Plusieurs anciens journalistes de La Tribune ont tenu à rendre hommage à celui qui aura été leur patron durant de nombreuses années.


Bernard Custeau
De 1976 à 2014

« De Maurice, j’ai le souvenir d’un patron ouvert et compréhensif et qui a toujours donné du 100 pour cent pour le bien du journal. »

« En février 2014, je lui annonçais mon intention de prendre ma retraite le 1er décembre, après mon 62e anniversaire. Là, il m’annonce que la compagnie a prévu des départs et que je pourrais partir plus tôt sans pénalité financière. »

« Il me demande pourquoi je veux partir trois ans plus tôt que l’âge normal. Je lui ai répondu que je partais pendant que j’avais encore la santé et que j’avais vu trop de monde mourir trop tôt sans pouvoir profiter de leur retraite. Il m’a dit qu’il comprenait et qu’il songerait à faire de même... »

Léon Dion  
De 1976 à 2009

« Nous avons perdu avec le décès de Maurice un capitaine qui a toujours su mener son équipe à bon port. Je garde le souvenir d’un homme transparent et respecté. Un homme dévoué et loyal. »

« On en aura eu la preuve dans la relance du journal. Il a su rallier ses troupes derrière lui. »

« Son départ m’attriste beaucoup. »

François Gougeon  
De 1974 à 2015

« Quelle tristesse! La vie de Maurice Cloutier aura été consacrée au travail et aux responsabilités sans jamais vraiment de répit. »

« Dans mes 40 ans à La Tribune, il a été mon meilleur patron à vie, qui m’a toujours appuyé et encouragé même dans les dossiers les plus controversés. Il était un travailleur infatigable et d’une énergie incroyable, plein de fougue et de dynamisme. »

« Avec cela, un homme profondément humain, toujours à l’écoute de son monde et sensible aux difficultés de la vie qu’on pouvait traverser. Du moins dans mon cas. »

Maurice Cloutier a été au coeur de la relance de <em>La Tribune</em> au cours des dernières années de sa vie.

Pierre Sévigny  
De 1974 à 2005

« En plus d’être un collègue de travail, Maurice est avant tout un ami. Un ami que j’ai connu à Thetford Mines alors qu’il a commencé à exercer le métier de journaliste au Courrier Frontenac. Je garderai toujours de bons souvenirs de Maurice, car au cours des années 1980 nous avons partagé tellement de beaux moments, que ce soit comme membres de l’équipe de balle-molle des Chevaliers du crayon, nos parties de « machine à boules » avec Jean Roy et même son mariage avec sa chère Louise, à Garthby... Et, au début des années 2000, je suis devenu adjoint à La Tribune alors que Maurice occupait le poste de rédacteur en chef. »

« Notre complicité était manifeste. Je retiendrai toujours de Maurice qu’il a exercé sa profession de journaliste avec honnêteté et passion. D’ailleurs, lors des réunions de production, il ne cessait de dire que nous exercions le plus beau métier du monde. Repose en paix, mon cher ami! » 

Michel Morin  
De 1984 à 2003

« Maurice a toujours été la parfaite incarnation des 3 R du comportement humain: respectueux, respectable et respecté. »

« Un journaliste talentueux, un gestionnaire passionné. Un homme de cœur, de tête et de famille, le genre d’homme que tout le monde veut avoir comme ami. Je me considère chanceux d’avoir pu le côtoyer pendant plusieurs années… même si ce fut trop court. Condoléances sincères à Louise, à ses enfants et à ses petits-enfants. Je m’en ennuie déjà. Beaucoup. »

Jeannot Bernier  
De 1985 à 2017

« Tout le monde aimait Maurice! Je suis sous le choc. C’est une nouvelle extrêmement triste. Il était l’incarnation de la gentillesse, un gars avec une grande écoute. »

« C’était aussi un grand travaillant. Il s’est donné cœur et âme pour la relance du journal après la faillite. »

« Il a tellement donné pour La Tribune. Peu de gens en auraient fait autant. »

Pierre Turgeon  
De 1977 à 2014

« On s’est toujours bien entendu au travail. C’était un patron extraordinaire, à l’écoute. Il était très compréhensif, et coopératif. C’était un bon boss, un boss idéal, on a toujours eu une belle relation ensemble. Je ne conserve que de bons souvenirs de Maurice, pour toutes les années qu’on a travaillé ensemble. C’est vraiment une triste nouvelle. »

Denis Messier  
De 1963 à 2005 et collaborateur au journal

« C’était un gars passionné. Je l’ai connu comme journaliste, et dans des postes de direction. C’était un gars d’équipe, qui aimait parler avec tout le monde. Il s’informait toujours des autres, comment on allait, il était intéressé. Il aimait parler et rencontrer les gens, dans des tournois de golf, dans des coquetels. Il aimait le contact du monde. Et tout le monde adorait travailler avec lui, ceux du passé et du présent. C’était un bel exemple de passion, de détermination. »

« Il était au bureau de La Tribune, à Victoriaville, avant d’arriver à Sherbrooke. Il était tout feu, tout flamme, je me rappelle! On s’entendait très bien ensemble. J’ai aimé travailler avec lui. Il n’avait pas peur d’essayer de nouvelles choses, de lancer de nouveaux projets. Il a travaillé très fort pour le Mérite estrien, qui souligne la passion et l’implication des gens, dans la communauté. Et j’étais content de voir qu’on avait pensé à lui, dernièrement, en lui accordant lui aussi cet honneur. Et il a pu le voir de son vivant. On a échangé des courriels à ce sujet-là, et il était très heureux qu’on ait pensé à lui. »

« La Tribune a maintenant de nouveaux locaux, je crois que la salle de rédaction du journal devrait porter son nom. Maurice était un bel exemple pour tout le monde. Ce serait un bel hommage. Il a été rédacteur en chef de deux quotidiens, La Tribune, et La Voix de l’Est, et il aurait mérité une chaise de président-éditeur. »

Camille Dauphinais-Pelletier 
De 2012 à 2015 et de 2017 à 2018

« Je suis vraiment chanceuse d’avoir pu commencer ma carrière avec un patron aussi dévoué et inspirant que Maurice. » 

« Son éthique de travail et son respect pour l’institution qu’est La Tribune m’ont énormément marquée et transformée. Toutes mes condoléances aux Estriens qui ont connu Maurice, et plus particulièrement à la famille. »