Chronique|

Se payer la traite dans le Suroît

La piste cyclable du canal Soulanges, qui fait partie du réseau Le Suroît, est asphaltée sur 35 kilomètres.

CHRONIQUE / Les cyclistes appréciant les pistes sur terrain plat et asphaltées de la Montérégie doivent mettre à leur agenda une visite dans le secteur Suroît, une région où se prolonge tranquillement le fleuve Saint-Laurent, au sud-ouest de Montréal.


Avec ses 192 kilomètres de pistes cyclables riveraines, il y a de quoi se payer la traite. Pourquoi pas un week-end ou durant un court séjour ?

J’ai récemment pédalé la piste qui longe le canal Soulanges. Il y a longtemps que je voulais lui rendre visite. Je n’ai pas été déçu. Sur plusieurs kilomètres, elle nous fait longer cette ancienne voie navigable construite à la fin des années 1800. 

Il y a encore plusieurs vestiges des écluses ayant participé au développement de la navigation et de l’expansion du commerce maritime au Canada. Des structures de pierres et de béton en arches impressionnent.

Encore plus quand on passe tout juste à côté d’une ancienne centrale hydroélectrique à la hauteur de Les Cèdres. Il faut s’arrêter pour admirer l’architecture particulière de ce bâtiment qui se démarque par son style « château », la mode autour des années 1870 et qu’on retrouvera principalement dans une série d’hôtels dont témoigne encore le Château Frontenac à Québec, fait-on remarquer.

Ce musée en pleine nature est parsemé de stationnements, de services sanitaires et de tables de pique-nique bien espacées.

Oui la piste cyclable du canal Soulanges est asphaltée sur 35 kilomètres, mais le pavage prend de l’âge et présente plusieurs fissures. Un peu de réparation ne ferait pas de tort, se dit-on en absorbant les chocs à répétition. 

De Saint-Zotique à Rivière-Beaudette, elle longe la route 338. Pas mon tronçon préféré. Mais on doit se taper ces huit kilomètres si on veut atteindre la Waterfront Trail ontarienne qui fait le lien avec la Route verte de la Belle Province dans cette région.

J’ai aimé mieux un segment boisé dans le secteur Les Coteaux qui contraste avec ce qu’on a connu avant.

On doit aussi se rendre à Salaberry-de-Valleyfield pour admirer son centre-ville et sa marina donnant sur la baie Saint-François. Prenez le temps d’admirer la couleur de l’eau qui s’échappe des barrages qui y mènent. Un spectacle teinté de turquoise vous attend. Je n’en dis pas plus…  

Une ancienne centrale hydroélectrique se présente le long de la piste à la hauteur de Les Cèdres. L’architecture particulière de ce bâtiment impressionne.

Une piste jumelle

Si vous n’en avez pas assez, il y a sa piste cyclable jumelle du Parc régional de Beauharnois-Salaberry. Ce parcours intermédiaire « au fil de l’eau » porte son nom grâce à la partie du trajet de 25 kilomètres longeant le magnifique canal de Beauharnois.

Elle est très large, mais présente aussi des fissures. Le confort de roulement y est meilleur toutefois.

Pour les repas, c’est le désert le long de la piste. Vaut mieux prévoir un sandwich au pain brun.

Pour le stationnement, le plus facile d’accès est certainement celui situé près de la centrale électrique de Beauharnois, à l’intersection des routes 132 et 236. En passant, très impressionnante cette géante qui avale chaque seconde le volume d’eau qui correspond à trois piscines olympiques.

S’il vous reste encore de l’énergie, il y a une autre piste qui se rend à Sainte-Martine à partir de Beauharnois. On emprunte pour se faire une passerelle pour vélo qui enjambe l’autoroute 30. Le trajet de huit kilomètres se fait le long de champs agricoles sur une piste asphaltée en bon état.

On peut aussi dans cette région monter à bord de navettes fluviales pour aller d’une rive à l’autre. Le gros luxe quoi !


Le site web du réseau cyclable du Suroît. 

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