Les familles d'accueil signent une première convention collective

Il aura fallu dix ans de travail, de longues batailles juridiques et 26 mois de négociation pour en arriver à une « entente historique » : les 1500 familles d'accueil et ressources intermédiaires à l'enfance ont signé une première convention collective avec le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. En Estrie, cette entente touche environ 215 familles d'accueil qui s'occupent de plus de 500 enfants.


« C'est une très bonne nouvelle! Le fait saillant à retenir cette négociation, c'est que le ministère a enfin reconnu que ces gens-là font du vrai travail, qu'ils sont des travailleurs à part entière », se réjouit Denis Vigneault, coordonnateur régional de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)-Estrie.

« Depuis la désinstitutionalisation du début des années 1960, les familles d'accueil étaient maintenues dans l'isolement, peu valorisées et écartées des lieux de discussion et de décision, leur rétribution ayant été maintenue à la frontière du bénévolat. Cette première entente collective marque donc une importante rupture avec la culture des 40 dernières années et constitue une avancée remarquable dans ce réseau précieux qu'il faut protéger et continuer de développer », ajoute M. Vigneault.



Cette première entente prévoit notamment une rétribution quotidienne qui tient compte de l'intensité de service nécessaire pour répondre aux besoins des enfants toute la semaine, rétribution qui varie entre 31,63 $ et 71,18 $ par jour et qui sera augmentée de 8,4 % au cours des deux prochaines années.

Il y aura aussi 38 jours de congé et des vacances payées par année, ainsi qu'un filet de protections sociales (Régie des rentes du Québec, allocations pour prestations supplémentaires de retraite, assurances collectives, CSST, etc.). Aussi, un important budget de formation professionnelle continue est octroyé pour mieux répondre aux réalités des familles d'accueil.

Tous les détails dans l'édition de lundi.