La Tribune

Philo, le fils de Mario, au micro

Jean-Pierre Boisvert
La Tribune
Être à la fois animateur de radio et fiston d'une grande vedette de la radio montréalaise dans les années 80, qui a aussi fait les manchettes pour ses démêlées avec la justice, dont plusieurs arrestations pour facultés affaiblies, est un avantage à plusieurs égards, croit le jeune homme de 27 ans, papa d'un petit garçon de 13 mois et prochainement d'une petite fille. «Je crois que la première pensée que j'ai eue, à l'âge de trois ou quatre ans, c'était de vouloir faire de la radio. À l'adolescence, j'ai compris que ça ne serait pas si facile que ça, que j'aurais à faire mes preuves, à travailler fort pour y arriver. Après avoir suivi un cours à l'école d'animation Stéphane-Roy à La Prairie, j'ai fait mes classes dans une radio de Longueuil pendant sept ans. J'ai dû tout faire: recherches, mise en ondes, animation... J'ai trempé dans le milieu et la passion est née», raconte Philippe-Olivier de son vrai prénom. «C'est certainement un avantage d'être le fils de mon père. Quand je lui appris que je voulais faire carrière en radio, il m'a donné une bonne tape dans le dos et il m'a soutenu afin que j'y parvienne par mes propres moyens. Je sais qu'il a commis des erreurs dans sa carrière, mais justement, je l'ai vu aller. Je sais que j'arriverais aux mêmes résultats si je faisais le con, alors je ne ferai pas le con», confie-t-il sagement. Évidemment, Philo Lirette a fait connaissance avec beaucoup de gens du milieu. «J'ai reçu de nombreux conseils. J'en ai retenu deux. D'abord de rester moi-même. À la radio, de toutes façons, ça ne ment pas, ça paraît si tu cherches à te prendre pour un autre. Même que ça paraîtra si ton humeur n'est pas la même que d'habitude. Un autre conseil qui m'a plu a rapport avec l'originalité. On m'a dit: suis la track mais à côté. Autrement dit, reste respectueux de ton métier et des gens qui t'écoutent, comme l'exige la radio, mais apprends à te démarquer, à sortir des sentiers battus.»